{"collection":"Secret Rosicrucian Order","html_url":"https://unchartedknowledge.5gfusion.net/browse/sro/rrm/rrm44.htm","path":"sro/rrm/rrm44.htm","source_url":"https://sacred-texts.com/sro/rrm/rrm44.htm","text":"IL est av\u00e9r\u00e9 pour les Th\u00e9ologiens et les Philosophes, que de la copulation de l\u2019homme, m\u00e2le ou femelle, avec le D\u00e9mon, naissent quelquefois des hommes. Et c\u2019est de la sorte que doit na\u00eetre l\u2019Antichrist, suivant bon nombre de Docteurs: Bellarmin, Suarez, Maluenda, etc. Ils observent en outre que, par une cause toute naturelle, les enfans ainsi procr\u00e9\u00e9s par les Incubes (Exterior Spirits, with more or less power, enabled to embody themselves with male human characteristics, and drawn to earth with the desire to form alliances with women--as hinted in the Bible), sont grands, tr\u00e8s-robustes, tr\u00e8s-audacieux, tr\u00e8s-superbes, et tr\u00e8s-m\u00e9chants. Voyez l\u00e0-dessus Maluenda; quant \u00e0 la cause en question, il nous le donne d\u2019apr\u00e8s Vallesius, Archiatre de Reggio.\n'Ce que les Incubes introduisent in uteros n\u2019est pas qualecumque, neque quantumcumque--mais abondant, tr\u00e8s-charg\u00e9 d\u2019esprits et sans aucune s\u00e9rosit\u00e9. Ceci est d\u2019ailleurs pour eux chose facile: ils n\u2019ont qu\u2019\u00e0 choisir des hommes chauds, robustes, et quibus succumbant; puis des femmes de m\u00eame temp\u00e9rament, quibus incombant. Tels sont les termes de Vallesius. Maluenda confirme ce qui a \u00e9t\u00e9 dit plus haut, prouvant, par le t\u00e9moignage de divers Auteurs, classiques la plupart, que c\u2019est \u00e0 pareilles unions que doivent leur naissance: Romulus et R\u00e9mus, d\u2019apr\u00e8s Tite-Live et Plutarque; Servius-Tullius, sixi\u00e8me roi des Romains, d\u2019apr\u00e8s Denys d\u2019Halicarnasse et Pline l\u2019Ancien; Plato le Philosophe, d\u2019apr\u00e8s Diog\u00e8ne La\u00ebrce et Saint J\u00e9r\u00f4me, Alexandre le Grand, d\u2019apr\u00e8s Plutarque et Quinte-Curce; S\u00e9leucus, roi de Syrie, d\u2019apr\u00e8s\n[paragraph continues] Justin et Appien; Scipion l\u2019Africain, premier du nom, d\u2019apr\u00e8s Tite-Live; l\u2019empereur C\u00e9sar-Auguste, d\u2019apr\u00e8s Su\u00e9tone; Aristom\u00e8ne de Mess\u00e9nie, illustre g\u00e9n\u00e9ral grec, d\u2019apr\u00e8s Strabon et Pausanias. Ajoutons encore l\u2019Anglais Merlin or Melchin, n\u00e9 d\u2019un Incube et d\u2019une Religieuse, fille de Charlemagne. Et, enfin, comme l\u2019\u00e9crit Cocleus, cit\u00e9 par Maluenda, ce H\u00e9r\u00e9siarque qui a nom Martin Luther.'\nOn lit aussi dans la Sainte \u00c9criture, Gen\u00e8se, chap. 6, verset 4, que des g\u00e9ants sont n\u00e9s du commerce des Fils de Dieu (the 'Angels of God') avec les Filles des Hommes (the 'Daughters of Men'). Ceci est la lettre m\u00eame du texte sacr\u00e9. Or, ces g\u00e9ants \u00e9taient des hommes de grande stature, comme qu\u2019il est dit dans Baruch, chap. 3, verset 26, et de beaucoup sup\u00e9rieurs aux autres hommes. Outre cette taille monstreuse, ils se signalaient encore par leur force, leurs rapines, leur tyrannie; aussi est-ce aux crimes des G\u00e9ants qu\u2019il convient d\u2019attribuer la cause premi\u00e8re et principale du D\u00e9luge, suivant Corn\u00e9lius \u00e2 Lapide, dans son Commentaire sur la Gen\u00e8se.\nCes animaux Incubi (spirits capable of incorporating themselves and of borrowing forms to effect their purpose without 'alarming'--asserted to be an 'essential Rosicrucian tenet') ces animaux naitraient-ils dans le p\u00e9ch\u00e9 originel, et auraient-ils rachet\u00e9s par le Seigneur Christ? La gr\u00e2ce leur serait-elle confer\u00e8e, et par quels sacrements, sous quelle loi vivraient-ils, et seraient-ils capables de B\u00e9atitude et de Damnation?\nDans un monast\u00e8re de saintes Religieuses vivait comme pensionnaire une jeune vierge de noble famille, laquelle \u00e9tait tent\u00e9e par un Incube qui lui apparaissait jour et nuit, et, avec les plus instantes pri\u00e8res, avec les allures de l\u2019amant le plus passionn\u00e9, la sollicitait sans cesse au p\u00e9ch\u00e9. Elle cependant, soutenue par la gr\u00e2ce de Dieu et la fr\u00e9quentation des sacrements, demeurait ferme dans sa r\u00e9sistance. Mais malgr\u00e9 toutes ses d\u00e9votions, ses je\u00fbnes, ses v\u0153ux; malgr\u00e9 les exorcismes, les b\u00e9n\u00e9dictions, les injonctions faites par les exorcistes \u00e0 l\u2019Incube de renoncer \u00e0 ses pers\u00e9cutions; en d\u00e9pit de la multitude de reliques et autres objets sacr\u00e9s accumul\u00e9s dans\nla chambre de la jeune fille, des flambeaux ardents qu\u2019on y entretenait toute la nuit, l\u2019Incube n\u2019en persistait pas moins \u00e0 lui appara\u00eetre comme de coutume sous la forme d\u2019un tr\u00e8s-beau jeune homme. Enfin, parmi les doctes personnages consult\u00e9s, \u00e0 ce propos, se trouva un Th\u00e9ologien d\u2019une grande \u00e9rudition: lequel, observant que la jeune fille tent\u00e9e \u00e9tait d\u2019un temperament tout \u00e0 fait flegmatique, conjectura que cet Incube devait \u00eatre un d\u00e9mon aqueux (il y a en effet, comme en t\u00e9moigne Guaccius, des d\u00e9mons ign\u00e9s, a\u00e9riens, flagmatiques, terrestres, souterrains, ennemis du jour).'\nWe may here remark that the above expresses some of the notions of the Rosicrucians in regard to those that they denominate: 'Les Enfans A\u00e9riens et Les Enfantes A\u00e9riennes', their Ondins and Ondines, their Sylphs and Sylphides, their Gnomes and Gnomides, their Kebels, Kebelles or Kobolds (Krolls or Krolles), and their Salamanders and Salamandrines.\n'Le Th\u00e9ologien \u00e9rudit ordonna qu\u2019on f\u00eet imm\u00e9diatement dans la chambre de la jeune fille une fumigation de vapeur. On apporte en cons\u00e9quence une marmite neuve en terre transparente; on y met une once de canne aromatique, de poivre cub\u00e8be, de racines d\u2019aristoloche des deux esp\u00e8ces, de cardomome grand et petit, de gingembre, de poivre long, de caryophyll\u00e9e, de cinnamome, de canelle caryophyll\u00e9e, de macis, de noix muscades, de storax calamite, de benjoin, de bois d\u2019alo\u00e8s, et de trisanthes, le tout dans trois livres d\u2019eau-de-vie demipure; on place la marmite sur des cendres chaudes, afin de faire monter la vapeur fumigante, et l\u2019on tient la chambre close. La fumigation fait arriver l\u2019Incube, mais qui, cette fois, n\u2019osa jamais p\u00e9n\u00e9trer dans la chambre. Seulement, si la jeune fille en sortait pour se promener dans le jardin ou dans le clo\u00eetre, il lui apparaissait aussit\u00f4t tout en restant invisible aux autres, et lui jetant ses bras autour du cou, lui d\u00e9robait ou plut\u00f4t lui arrachait des baisers, ce qui faisait cruellement souffrir cette honn\u00eate pucelle, Enfin, apr\u00e8s nouvelle consultation, notre Th\u00e9ologien ordonna \u00e0 la jeune fille de porter sur elle de petites boulettes compos\u00e9es de parfums exquis, tels que musc, ambre, civette, baume de P\u00e9rou et autres. Ainsi munie, elle s\u2019en alla se promener dans le jardin o\u00f9 sur-le-champ lui apparut l\u2019Incube, furieux et mena\u00e7ant; toutefois, il n\u2019osa point l\u2019approcher, et apr\u00e8s s\u2019\u00eatre mordille le doigt, comme s\u2019il m\u00e9ditait une vengeance, il disparut pour ne plus revenir.--Confesseur de Nonnes, homme grave et tr\u00e8s-digne de foi.'\nJe sais que beaucoup de mes lecteurs, la plupart peut-\u00eatre, diront de moi ce que les Epicuriens et bon nombre de Philosophes Sto\u00efciens disaient de S. Paul (Actes des Ap\u00f4tres, c. 17, v. r8): 'Il semble qu\u2019il annonce des divinit\u00e9s nouvelles', et tourneront ma doctrine en ridicule. Mais ils n\u2019en seront pas moins tenus de d\u00e9truire les arguments qui pr\u00e9c\u00e8dent, de nous dire ce que c\u2019est que ces D\u00e9mons Incubes, vulgairement appel\u00e9s Follets, qui n\u2019ont peur ni des exorcismes, ni des objets sacr\u00e9s, ni de la Croix du Christ; et enfin de nous expliquer les divers effets et ph\u00e9nom\u00e8nes relat\u00e9s par nous dans l\u2019exposition de cette doctrine.\nThe above passage is very curious, since it gives the key (a matter which has puzzled every speculator) as to the meaning of the masquerade and 'Folly' and antic system which prevails in the Catholic application of the Christian Doctrine at the 'Pre-Lent' period, and the recurring Festivals, or the Jovial, Mercurial, Venus-patronized periods. Folle: Follets (m), Follettes (f), Folletins (m.), Folletinnes (f). These are the names of the male and female masquerading, gambolling 'Follies', or Fays or Elves or Sprightly Spirits--under their various fanciful names, and in their picturesque, sportive, masquerading disguises--the 'pied-populace' of that 'world-turned-upside-down', in the general male and female interchange and frolicsome 'Glorying'--the Carnival, or Grotesque (in reality, religious) Celebration of all countries. Dancing is also sacred in certain senses. The 'Precentor' of the Cathedrals was originally the Leader of the Choirephists, or Chorephists, or Corephests. Thence Coriphes, or Coryph\u00e9es, for female dancers.\nLuxure et humidit\u00e9 sont deux termes correspondants: ce n\u2019est pas sans raison que les Po\u00ebtes ont fait na\u00eetre V\u00e9nus de la mer, voulant indiquer, comme l\u2019expliquent les Mythologues, que la luxure a sa source\ndans l\u2019humidit\u00e9. Lorsque les Incubes s\u2019unissent aux femmes dans leur corps propre et naturel, sans m\u00e9tamorphose ou artifice, les femmes ne les voient pas, ou, si elles les voient, c\u2019est comme une ombre presque incertaine et \u00e0 peine sensible. Quando vero volunt se visibiles amasiis reddere, atque ipsis delectationem in congressu carnale afferre, sibi indumentum visibile assumunt, et corpus crassum reddunt. Par quel art (magic), ceci est leur secret. Notre philosophie \u00e0 courte vue est impuissante \u00e0 le d\u00e9couvrir.\nHector Boethius, Hist. Scot., raconte aussi le cas d\u2019un jeune Ecossais qui, pendant plusieurs mois, re\u00e7ut dans sa chambre, quoique les portes et fen\u00eatres en fussent herm\u00e9tiquement (note: this word comes from the 'Hermetic Brothers', or the Rosicrucians) ferm\u00e9es, les visites d\u2019une Diablesse Succube (as it was supposed or assumed, perhaps wrongfully) de la plus ravissante beaut\u00e9; caresses, baisers, embrassements, sollicitations, cette Diablesse (or Temptress) mit tout en \u0153uvre, ut secum--ce qu\u2019elle ne put toutefois obtenir de ce virtueux jeune homme. A worthy example to youth: 'especially in this generation' will be an exclamation vividly rising to the mind of the reader.\nD\u2019autres fois aussi le D\u00e9mon, soit incube, soit succube, s\u2019accouple avec des hommes ou des femmes dont-il ne re\u00e7oit rien des hommages, sacrifices ou offrandes qu\u2019il a coutume d\u2019imposer aux Sorciers et aux Sorcier\u00e8s, comme on l\u2019a vu plus haut. C\u2019est alors simplement un amoureux passionn\u00e9, n\u2019ayant qu\u2019un but, un d\u00e9sir: poss\u00e9der--la personne qu\u2019il aime. Il y a de ceci une foule d\u2019exemples, qu\u2019on peut trouver dans les Auteurs, entre autres celui de Menippus Lycius, lequel, apr\u00e8s avoir maintes et maintes fois--avec une femme, en fut pri\u00e9 de l\u2019\u00e9pouser; mais un certain Philosophe, qui assistait au repas de noces, ayant devin\u00e9 ce qu\u2019\u00e9tait cette femme, dit \u00e0 Menippus\nqu\u2019il avait affaire \u00e0 une Compuse, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 une Diablesse Succube; aussit\u00f4t notre mari\u00e9e s\u2019\u00e9vanouit en g\u00e9missant.--Lisez l\u00e0-dessus C\u0153lius Rodiginus, Antiq., livre 29, chap. 5. These extraordinary narrations form the basis, and supply the material, for Keats's poem Lamia and Coleridge's poetic sketch 'Christabel'.\nNous avons de plus, \u00e0 l\u2019appui de notre th\u00e8se, l\u2019Evangile de S. Jean, ch. 10, v. 16, o\u00f9 il est dit: 'J\u2019ai encore d\u2019autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie: il faut aussi que je les am\u00e8ne, et elles entendront ma voix, et il n\u2019y aura qu\u2019une seule bergerie et qu\u2019un seul berger.\u2019 Si nous demandons quelles peuvent \u00eatre ces brebis qui ne sont pas de cette bergerie, et quelle est cette bergerie dont parle le Seigneur Christ, tous les Commentateurs nous r\u00e9spondent que la seule bergerie du Christ c\u2019est l\u2019Eglise, \u00e0 laquelle la pr\u00e9dication de l\u2019Evangile devait amener les Gentils, qui \u00e9taient d\u2019une autre bergerie que celle des Hebreux. Pour eux, en effet, la bergerie du Christ, c\u2019\u00e9tait la Synagogue, d\u2019abord parce que David avait dit (Psaume 95, v. 7): 'Nous sommes son peuple et ses brebis qu\u2019il nourrit dans ses p\u00e2turages\u2019; puis, parce que la promesse avait \u00e9t\u00e9 faite \u00e0 Abraham et \u00e0 David que la Messie sortirait de leur race, parce qu\u2019il etait attendu par le peuple H\u00e9breu, annonc\u00e9 par les Proph\u00e8tes, que \u00e9taient H\u00e9breux, et que son av\u00e9nement, ses actes, sa passion, sa mort et sa r\u00e9surrection \u00e9taient comme figur\u00e9s d\u2019avance dans les sacrifices, le culte et les c\u00e9r\u00e9monies de la loi des H\u00e9breux.\nLes Anges ne sont pas tours de purs esprits: d\u00e9cision conforme du deuxi\u00e8me Concile de Nic\u00e9e. Existence de cr\u00e9atures ou animaux raisonnables autres que l\u2019homme, et ayant comme lui un corps et une \u00e2me. Et quoi ces animaux diff\u00e8rent-ils de l\u2019homme? Quelle est leur origine? Descendent-ils, comme tous les hommes d\u2019Adam, d\u2019un seul individu? Y a-t-il entre\neux distinction de sexes? Quelles sont leurs m\u0153urs, leurs lois, leurs habitudes sociales? Quelle sont la forme et l'organization de leur corps? Comparaison tir\u00e9e de la formation du vin. Ces animaux sont-ils sujets aux maladies, aux infirmit\u00e9s physiques et morales, \u00e0 la mort? Naissent-ils dans le p\u00e9ch\u00e9 originel? Ont-ils \u00e9t\u00e9 rachet\u00e9s par J\u00e9sus-Christ, et sont-ils capables de b\u00e9atitude et de damnation? Preuves de leur existence.\nDe la D\u00e9monialit\u00e9 et des 'Animaux Incubes et Succubes' ('Children of the Elements'); o\u00f9 l\u2019on prouve qu\u2019il existe sur terre des cr\u00e9atures raisonnables outres que l\u2019homme, ayant comme lui un corps et une \u00e2me, naissant et mourant comme lui, rachet\u00e9es par N. S. J\u00e9sus-Christ et capables de salut ou de damnation. Par le R. P. Louis Marie Sinistrari d\u2019Ameno, de l\u2019Ordre des Mineurs R\u00e9form\u00e9s de l\u2019\u00e9troite Observance de Saint-Fran\u00e7ois (xviie si\u00e8cle). Publi\u00e9 d\u2019apr\u00e8s le Manuscrit original d\u00e9couvert \u00e0 Londres en 1872, et traduit du Latin par Isidore Liseux. (Seconde Edition.) Paris, Isidore Liseux, 5 Rue Scribe, 1876.\nA translation of this exceedingly curious book into English was afterwards simultaneously published in London and Paris.","title":"The Rosicrucians: Part II: Chapter XIV: Doctrine and Rationale. The Embodied 'Children of the Elements', Both of Heathen and of Christian Periods","type":"page"}
